22 octobre, 2015

Exister

J’attendais et me promenais sur le port du Pirée, je pensais à une autre attente quelques heures avant à la gare d’Austerlitz, j’y avais observé les piafs maigres, rusés et intrépides pour se nourrir de miettes laissées sous les tables du café.

Le jour se levait au milieu des bateaux prêts à partir pour les îles. Je me souvenais aussi des regards fugitifs croisés dans les files d’attente à l’aérogare d’Orly, regards craintifs, qui exprimaient une sorte d’abandon ? Dans nos envies irrésistibles d’exister, de vivre, de découvrir, j’y voyais de l’amour indéfinissable, ou seulement de merveilleux appels silencieux rempli d’une humanité abusive ?

À vingt et une heure en direction du Dodécanèse j’ai photographié le coucher du soleil sur le pont du Léros, fatigué je n’ai pas regardé l’immensité.

Parfois je m’amuse à voyager sans rien faire sinon essayer de sentir le chemin que parcoure notre planète autour du soleil…

Voyage usant malgré l’impression d’immobilisme.

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